Les « fétiches » africains sont chargés, compacts, parfois informes ; ce sont des « dieux-objets » dont le corps disparait sous un amalgame de substances magiques et encore d’autres « bidules » plus ou moins grossiers. Tout le contraire du transparent, puisque au-delà des substances efficaces, c’est le secret que renferment de tels « bric-à-brac ».
Peut-être est-ce en les regardant, en essayant de comprendre ce qui est de l’ordre de l’indicible que Pascale Marthine-Toyou a conçu ses Poupées Pascale ? Quoi de plus limpide que le cristal ?… et c’est justement ce matériau que l’artiste choisit pour en faire le noyau de ses propres amalgames !
Simples pieds de nez ou réceptacles « efficaces » de par la procédure à la fois traditionnelle et contemporaine de leur fabrication, que sont véritablement ces poupées ?
À découvrir jusqu’au 15 février au musée Africain de Lyon à côté des pièces traditionnelles de ses collections.

Photos : © Pascale Marthine-Toyou
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