James Edward Little, antiquaire né en 1876 à Torquay, est un faussaire notoire dans l'art océanien. Il a vendu de nombreux faux, mêlant pièces authentiques et ses créations, à des musées et collectionneurs internationaux comme A.W.F Fuller et H.G.Beasley. Son travail reste reconnu dans le monde de l'art.
Les objets Van Grecken
Le "renouveau culturel" peut stimuler la production d'objets pour touristes, mais des cas de faux artefacts océaniens existent, créés pour tromper les acheteurs. Un exemple célèbre concerne des sculptures du Sepik collectées par Jean Guiart dans les années 1960.
Culture Gogodala : traditions artistiques
Les Gogodala, peu connus, habitent une plaine marécageuse le long de la rivière Aramia en Papouasie. La région est actuellement connue des touristes pour ses festivals de canoës, mettant en avant des pirogues colorées de plus de 30 mètres, où des hommes pagaient debout.
Leschenault de la Tour : voyageur naturaliste oublié
Jean-Baptiste Leschenault de la Tour, naturaliste méconnu, a participé à l'expédition de Nicolas Baudin. Son œuvre, bien qu'importante, reste peu reconnue. Un livre récent de Michel Jangoux vise à remédier à cet oubli et à mettre en lumière sa contribution aux expéditions maritimes dans le Pacifique.
Kichizô Inagaki
Kichizô Inagaki, né en 1876 au Japon, était un artisan renommé spécialisé dans les socles en bois. Diplômé des beaux-arts de Tokyo, il a travaillé avec des figures comme Auguste Rodin et Eileen Gray. Son œuvre se distingue par des finitions de bois uniques.
Les statues-trônes du royaume de Kom
Les statues-trônes du royaume de Kom, au Cameroun, témoignent de l'art royal et de la colonisation, ayant été pillées en 1905. Sculptées par le roi Yu, elles sont essentielles à l'identité kom. Après un vol en 1966, la statue Afo-A-Kom a été récupérée et est devenue symbole culturel fondamental.
Les statues de Bangwa et Gustav Conrau
La reine Bangwa, une œuvre emblématique du musée Dapper, a été exposée pour la dernière fois à Paris en 2017. Son histoire, liée à l'aventurier allemand Gustave Conrau, explore le contexte colonial et la collection ethnographique. Les statues, maintenant réputées, symbolisent des rituels liés à la mort et à l'honneur des ancêtres.
Thomas Layton, un collectionneur singulier
Thomas Layton, antiquaire né en 1819 à Brentford, a consacré sa vie à collectionner livres, monnaies et curiosités, accumulant une immense collection dans de nombreux bâtiments. Bien que souhaitant un musée, sa collection a été en grande partie léguée à Brentford et se trouve maintenant à diverses institutions, y compris le Museum of London.
Association Detours des Mondes
Il est temps de donner des nouvelles de l'association Détours des Mondes que j'ai créée en 2009.Cet automne, j'ai passé la main et le nouveau président est Denis Bruckmann.Les objectifs de Détours des Mondes restent inchangés : "Faire mieux connaître, comprendre et apprécier les "Arts premiers", ainsi que les cultures et les sociétés dont ils... Lire la Suite →
Du crayon au butin : Les collections contrastées de Lesueur et Archinard
Louis Archinard, commandant du Soudan français, et Charles-Alexandre Lesueur, artiste naturaliste, sont liés par leurs œuvres conservées au muséum d'histoire naturelle du Havre, actuellement en rénovation jusqu'en 2025. Les collections comprennent des objets de guerre d'Archinard, soulevant des questions sur leur avenir et leur restitution.
Écritures Batak : Trésors des Pustaha
Ce texte explore les Pustaha batak et leur inscription historique par Herman van der Tuuk, un érudit du 19ème siècle. Il mentionne le Grand Pustaha, un manuscrit riche en illustrations et en traditions, ainsi que les efforts de digitalisation des collections batak, y compris celles de la British Library. L’écriture batak, dérivée du Brahmi, est diversifiée selon les groupes ethniques.
L’ethnographie au Louvre
Depuis 2009, le musée du Louvre propose un programme de recherche en archéologie et histoire de l'art, accueillant chaque année un historien. Actuellement, Souleymane Bachir Diagne explore le thème "De quels universels le Louvre est-il le nom ?" à travers plusieurs conférences sur les arts premiers et les dialogues culturels.
Intérieur d’une maison de chef – Bawomataluo
L'article explore l'architecture et l'iconographie des maisons traditionnelles de l'île de Nias, en particulier celles du sud. Bien que les descriptions soient rares en français et en anglais, les anciens panneaux sculptés et les photographies de J. Feldman offrent un aperçu des détails liés à la culture et à la décoration de ces maisons.
Masques et Cie
Le musée d'histoire naturelle de La Rochelle offre une riche collection ethnographique, mise en valeur lors de l'exposition "Ceci n'est pas un masque" sur le Wanyugo des Senoufo. L'ethnologue Marie Lorillard a captivé les visiteurs par sa passion, tandis que la collection permanente présente des pièces emblématiques des cultures océaniennes et d'autres expositions à découvrir.
Retour chez les Kongo
L'exposition Art et commerce chez les Kongo, proposée par Julien Volper au Musée du Nouveau Monde à La Rochelle, met en avant l'importance des échanges commerciaux avec les Kongo. Elle présente divers objets, y compris des sculptures intégrant des artefacts européens, tout en explorant le phénomène des poupées Niombo. Cette sortie marque le début du programme 2024/2025 de l'association Détours des Mondes.
Quand émerge l’inattendu
Le musée de l'Hospice Saint-Roch à Issoudun propose des collections précieuses d'art océanien et moderne, avec des œuvres de Fred Deux et Henri Michaux. La visite révèle une fusion fascinante de formes humaines, animales et végétales, tout en marquant le centenaire de Fred Deux. Les expositions temporaires veulent aussi témoigner du centenaire du manifeste du surréalisme.
Qui souhaite voir des objets pillés ?
La visite au Wereldmuseum d'Amsterdam évoque la problématique des musées d'ethnologie face à leurs collections coloniales. Alors que des efforts de restitution sont en cours, il est regrettable de vider les vitrines de leur contenu. Un réexamen des missions muséales semble nécessaire.
L’étrange trône d’Hilisimaetano
Hilisimaetano est un village traditionnel de Nias, avec un vieux siège en pierre représentant un guerrier Nías. Ce siège a une riche histoire, ayant été décrit par des voyageurs du 19ème siècle. Bien qu'il ait subi des dommages au fil des ans, des efforts ont été entrepris pour sa restauration, mais actuellement plus rien n'est fait !
Les Omo Sebua du sud de Nias
L'habitat traditionnel de l'île de Nias, célèbre pour sa résistance aux séismes grâce à des maisons sur pilotis, a été étudié en profondeur. Les photographies de villages comme Bawomataluo et Onohôndro, prises à différentes époques, montrent des changements significatifs, notamment dans la structure des toits et l'ajout de fils électriques.
Les années 50. Aux origines de l’anthropologie française contemporaine
La 14ème publication des Carnets de Bérose présente deux volumes sur les années 50, sous la direction de Christine Laurière. Cette décennie est marquée par un changement générationnel en anthropologie française, explorant des enjeux comme la décolonisation et les nouvelles approches ethnologiques, tout en honorant l'héritage maussien.