Afin de terminer ce voyage au sein de la culture Baga, je vous propose deux petites notes musicales.
Aujourd’hui, un billet concernant les tambours accompagnant les mascarades religieuses ou festives.
Ce premier tambour, important (2,4m de haut), est en bois polychrome avec une peau d’antilope tendue.
Il est placé (et ce dans la plupart des cas) sur une figure féminine; un enfant semble l’accompagner?
La caisse de résonnance est magnifiquement décorée: des dessins évoquent des signes, des écritures.
Celui-ci est un objet de la fin du XIXème siècle.
Le tambour est supporté par un cheval, tous les deux ornés de très beaux motifs.
Animal inconnu en pays Baga, la sculpture de cheval a été inspirée par les montures des officiers coloniaux.
L’image du cheval a été dès lors assimilée dans les oeuvres comme une référence à l’idée d’autorité, de conquête.
Ce petit tambour féminin est appelé A-NDEF.
Les N-DEF ou A-TEKAN ne mesurent guère plus d’un mètre.
Ils appartiennent à des associations de femmes à l’origine de la production d’objets qui intervenaient pour les rites d’initiation masculine.
Ce sont elles qui en jouaient à l’occasion de ces cérémonies d’initiation.
Maintenant elles jouent pour toutes les fêtes.
Le tambour A-Ndef utilise cette iconographie, déjà rencontrée et courante en Afrique de l’Ouest, d’une femme qui, portant un objet « de valeur » ou à symbolique forte sur la tête, est associée à l’image de « pilier de la société »…
Demain, la musique!
Photo 1 : Photo Studio Ferrazzini Bouchet. Musée Barbier-Mueller.
Photos 2 et 3 : ©The Royal Museum for Central Africa (Tervuren)
Photo 3 : ©NMAFA-Smithsonian Institute Washington
Bonsoir,
je viens visiter votre blog après votre passage (j’ai répondu à votre remarque, il y a un critère que je ne remplis pas… ouf !).
C’est agréable de découvrir un blog consacré à l’art, nous sommes paraît il une trentaine. En tous cas je reviendrais.
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