Du 15 avril au 16 août 2026, le musée de l’Armée invite à remonter le fil de trois siècles d’explorations françaises. On y entre comme dans un récit au long cours, où savants, marins, cartographes, soldats et diplomates avancent ensemble, portés par un même désir de comprendre le monde — et de peser sur lui.
Après la guerre de Sept Ans, en 1763, la France se retrouve amputée d’une grande partie de son premier empire colonial. Cette perte agit comme un aiguillon. Le pays se remet en marche, lance des expéditions ambitieuses, où se mêlent curiosité scientifique, enjeux commerciaux, stratégies politiques et préoccupations environnementales avant l’heure. Les navires quittent les ports, chargés d’instruments de mesure, de botanistes, d’ingénieurs, de militaires qui veillent autant à la sécurité qu’à la collecte d’informations. L’exposition raconte comment ces voyages s’organisent, comment on prépare une traversée de plusieurs années, quels moyens humains et techniques sont mobilisés, quels objectifs — parfois secrets, parfois proclamés — guident ces entreprises.
Cette exposition s’annonce donc comme une histoire de voyages, mais aussi une histoire de puissance, de rivalités et de visions du monde.
Elle est aussi accompagnée de conférences et colloques. Parmi eux, j’ai retenu une conférence sur Nicolas Baudin donnée par Michèle Battesti le vendredi 17 avril.

Photo 1 : Carel Allard, Novissima cotius orbis tabula © Bibliothèque nationale de France
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