Rendre leur voix aux femmes de l’ombre (Femmes de terrain 7)

Jusqu’où portait le regard des ethnologues du début du XXe siècle ? Dans les années 1930, la discipline se construit presque exclusivement à partir de la parole des chefs et des hommes initiés, laissant les femmes autochtones dans l’ombre, cantonnées à un rôle secondaire et silencieux. C’est ce biais structurel qu’une chercheuse va contribuer à démanteler.

En partageant la vie quotidienne et les pratiques rituelles des femmes aborigènes du Kimberley, avant de rejoindre les Abelam du Sepik, Phyllis Kaberry révèle que ces sociétés, longtemps perçues comme dominées par les hommes, s’appuient en réalité sur un tissu religieux et social bien plus subtil, où les femmes tiennent une place essentielle.

Portrait de la première Australienne à obtenir un doctorat en anthropologie — une pionnière dont le regard continue d’éclairer notre lecture des cultures du Pacifique.

Découvrir Phyllis Kaberry sur Détours d’Océanie

Photo : Femmes aborigènes et Phyllis Kaberry, Kimberley, 1936 © T.D.R in « Searching for Phyllis Kaberry via Proust », Sandy Toussaint 2002

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